INFOS sur la grippe aviaire vue par votre paysan volailler préféré

canard_enrhuméVous suivez sans doute les actualités mais d’une oreille distraite puisque cela se passe dans le lointain sud-ouest. Des millions de canards abattus malades ou sains pour éradiquer le virus dans l’œuf mais sans succès, les foyers explosent, se multiplient. Les passereaux qui se promènent depuis des millénaires n’y sont pour rien, c’est l’activité humaine autour de l’élevage INDUSTRIEL qui est en cause.

Tout d’abord parlons technique par des rappels de cours de sciences et vie de la terre, si cela remonte trop loin il est permis d’interpeller ses enfants ou petits-enfants. Le virus de la grippe aviaire est comme tous les virus une branche d’ADN, il s’installe dans les cellules animales (contamination et contagion entre animaux) puis se fait dupliquer par l’ADN de l’animal parasité.

L’animal trop infecté meurt rapidement par le dégagement des toxines du virus dans son sang.

Le choix actuel, comme beaucoup d’autres cas de prophylaxie sanitaire, est de supprimer et l’animal malade et ses virus mais aussi les animaux proches susceptibles de devenir porteurs.

Pourquoi ce nouveau virus H5N8 est -il apparu et est-il si virulent sur l’espèce canard mulard (celui utilisé pour le foie gras). En fait ce virus s’est modifié au fil des années, s’est adapté et a trouvé en cet espèce un hôte de choix. Figurez-vous que tous les canards mulards du Sud-Ouest sont de la même famille, tous père ou fils, oncle ou cousin. Avec le même patrimoine génétique. Pourquoi ? parce que produit industriellement par seulement quelques couvoirs travaillant sur les mêmes souches. Restructuration oblige !!! Le virus se régale en ne rencontrant pratiquement que des canards homozygotes (les puristes diront que ce n’est pas le terme exact mais l’idée est là).

On pourrait vacciner mais alors on perd la possibilité d’exporter car il n’est pas possible de savoir si un canard contenant des anticorps du virus l’est parce qu’il est vacciné ou parce qu’il a été confronté au vrai virus donc on préfère éradiquer par l’abattage de masse. Mais qui exporte ? l’Agro-industrie

La concentration est mise en cause. En effet je me rappelle que l’an dernier sur la commune du premier cas, on y dénombrait plusieurs centaines de milliers de canards pour cette petite commune de 500 habitants. Comment voulez-vous qu’un problème sanitaire n’explose pas ?

Le système d’exploitation agro-industrielle est aussi mis en cause. La sectorisation des taches, chère à l’industrie, est montrée du doigt : une ferme fait les canards prêts à gaver (12 semaines d’élevage et souvent plusieurs lots qui se chevauchent), ceux-ci sont livrés aux fermes gaveuses (15j en multiples lots et très intensif), Puis ces canards gavés partent aux abattoirs. Et tout ceci nécessite un flux incessant de camions transporteurs d’aliments, de canetons puis des canards vivants, des salariés, du matériel en commun…disséminant le virus au 4 coins de la région. Insoluble si cela reste en l’état. Le ministre de l’agriculture commence à dire qu’il faut revoir ce système. Mais bon dans quelques mois les grandes vacances pour lui.

Dans le système AMAP tel que je le pratique (principes de l’agriculture durable), nous sommes dans le vrai. En étant en autarcie du poussin à l’abattage sur la ferme, et nourriture produite sur la ferme, les risques sont minimisés car les flux qui permettraient au virus d’entrer sont inexistants.  Et puis pas d’export pour moi …pour l’instant !!! Par contre, j’ai été obligé de garder confinées les volailles à l’intérieur des bâtiments, suite au décret français (obligatoire même pour les basse-cours privées). Ceci n’enlève pas l’homologation bio.

A bientôt. Aux prochaines livraisons de VOS volailles. A consommer sans modération.

Alain Chazerault

 

Bonjour de Corse !

Ainsi s’achève la saison de oranges, celle-ci n’aura duré que deux semaines et connu quelques péripéties. En effet entre la pluie, la neige et le vent quelques fruits sont tombés et une petite partie de la récolte perdue. Cela est également valable pour nos petites cultures tels que les citrons, les kumquats et les avocats. Cependant, nous avons essayé de faire de notre mieux pour contenter tout le monde et mettre de la diversité pour tous ceux qui en bénéficient. La saison des oranges étant clôturée, nous avons dû reculer des dates qui avaient été fixées début février à mi, voire fin février car en cette période nous n’aurons pas de fruits à expédier. Il faut bien comprendre que nous n’avons aucun contrôle sur nos cultures et sur le temps et que donc nous ne pouvons pas faire autrement. En général les oranges se conservent assez bien, vous pouvez les garder à température ambiante, ou encore dans votre garage (en général un peu plus froid) pour une conservation plus longue. La température optimale de conservation pour les agrumes, en général, est entre 10 à 12 °C. 

Concernant les pomelos, ça y est nous avons effectué les premières analyses, cependant ce n’est pas encore le bon moment pour débuter la récolte, toutes ne sont pas conformes. En effet, suivant les vergers, les fruits manquent soit de jus, soit de sucre ou sont encore trop acides. Renaud Dumont va commencer la taille des clémentiniers, tout en s’occupant de ses pomelos. La taille est très importante car elle permet de définir plus ou moins le calibre des fruits. Le printemps approche, et avec lui les beaux jours et les hausses de températures, en cette période les nuisibles sont d’attaque pour les pomelos.

Suite aux mauvais temps du mois de janvier, nous espérons aller vers de beaux jours ce qui n’est pas gagné avec l’annonce de la pluie pour la semaine. Une partie de la neige sur les montagnes a fondu, c’est bien dommage car cela donnait un magnifique spectacle.

Nous avons donc une dizaine de jours de répit avant le début d’une grosse campagne.

J’aimerais revenir sur le problème de transport dont certaines AMAP m’ont parlé et que d’autres peuvent connaitre. Il semblerait que la palette arrive scindée, ce problème est dû au changement des camions qui ne supportent ni la taille ni le poids de la palette. J’ai cru comprendre que certaines mesures ont dû être prises à l’encontre des transporteurs, notamment en ce qui concerne la circulation en ville. Certaines personnes se sont plaintes que le plafond de leur cave s’affaissait tout comme les chaussées. Nous leur avons également demandé de faire attention aux cagettes pendant les expéditions. En cas de soucis, n’hésitez pas à les appeler également. 

Après avoir fait un point avec vous, je vous laisse et vous souhaite plein de bonnes choses jusqu’à la prochaine livraison !

Jamila pour Alimea

Alimea : Jamila remplace Brigitte

256 Bonjour à tous,

Nous avons été présentés pour la plupart, je suis Jamila et remplace Brigitte.
Avant de travailler à la coopérative je ne connaissais pas du tout le principe d’une AMAP.

Je n’avais jamais fait cela auparavant, je vous écris donc ma première lettre accompagnant la saison des clémentines. Les premières palettes sont déjà parties. C’est la période où il faut tout gérer en même temps, la valse récolte/emballage/expédition ne laisse aucun répit, il faut être bien présent et disponible pour tout et tous et également toujours dans l’anticipation ce qui me fait défaut pour le moment à mon grand regret.

La saison des clémentines s’annonce plus courte, en effet nous avons beaucoup de demandes pour peu de fruits. Au niveau de la maturation, cela s’annonçait bien compliqué également. Il y a eu une période de transition assez longue pour nous entre la clémentine Caffin et la clémentine commune. La Caffin se terminait tandis que la commune faisait des siennes ! Le manque de froid la nuit a bloqué le changement de coloration des clémentines qui sont restées vertes très longtemps.
Mais leur maturité interne, elle, était beaucoup plus avancée. Ce qui signifie qu’une bonne part de leur période optimum de conservation était déjà derrière avant même le début de la cueillette.257

Pour arranger cela, le temps fût capricieux dernièrement ! Cependant ce n’était pas le cas au début de la cueillette. Nous avions de bonnes clémentines et un beau temps quasi persistant pendant la cueillette qui n’a jusqu’à dernièrement quasiment jamais été arrêtée par la pluie. Mais bon plus de peur que de mal, les arbres n’ont pas été trop touchés ni inondés, cependant la récolte a été retardée. Beaucoup de boue et des chemins à refaire notamment jusqu’au verger des Caffin où il faut traverser la rivière de la « Bravone ».  Le nord de la Corse a été bien plus dévasté et surtout inondé !  Vous avez sûrement dû le voir aux informations. A la suite de ces intempéries, survient une vague de froid, ça y est nous avons les premières gelées matinales, espérons seulement que les perturbations ne s’aggraveront pas, il ne manquerait plus que la neige, me direz-vous !
Cela a causé, malheureusement, quelques désagréments pour certains  premiers départs qui ont dû être repoussés.

L’été 2016  a été très chaud en Corse comme partout, avec la chance pour les arbres de n’avoir pas souffert du manque d’eau. Quelques orages fin août ont permis aux fruits de grossir. 

Les températures de septembre à octobre étaient encore chaudes pour la saison, on se baignait encore début novembre, et la végétation n’a pas eu d’arrêt. Il faisait bien chaud encore ce qui a justement fait que les clémentines ont mis du temps à tourner à l’orange même si intérieurement la maturité arrivait à son terme. Cependant nous en avons bien profité ! Les arbres aussi.

2015, « petite année » car suivant une année de grosse récolte et une tempête en mars si mes souvenirs sont bons . Les clémentines comme les autres agrumes d’ailleurs n’ont pas formé de grappes. Il a fallu vraiment attendre qu’elles grossissent pour qu’on commence à voir du fruit sur les arbres. Pas de risque de surcharge. En 2016, c’est tout le contraire, le rendement est légèrement en hausse, que du bonheur pour nous …

259Cette mi-saison de clémentines s’annonce costaud, au vu des demandes et du temps. Pour le moment il est déjà  temps de préparer vos seconds départs avant les fêtes, histoire de régaler toutes les familles ! :)

Bonne journée à tous !

Coopérative ALIMEA,

 

Des nouvelles des volailles de la ferme des Harbaux

Influenza aviaire ou grippe aviaire

Actuellement toutes les volailles de la ferme sont confinées à l’intérieur des bâtiments. C’est l’obligation sur tout le territoire français suite au décret d’état en prévention de la grippe aviaire (basse-cours privées et élevages professionnels).
Mais sans cela sur ma ferme en ce moment, elles ne sortaient pas :

  • Les volailles festives (oies, poulardes, coqs et pintades de noël) sont en cure de finition (engraissement final) depuis 1,5 mois déjà en bâtiment.
  • Les poulets prévus pour février viennent juste de quitter la poussinière pour migrer vers leur case de croissance mais pas d’accès au parcours pour l’instant (trop jeunes à voir début janvier seulement).
  • Idem pour ceux de la coopérative.

Pour l’instant donc pas d’accroc au respect du cahier des charges bio. Mais de toute façon le décret est au-dessus de celui-ci. Des dérogations existent mais très très réglementées et justifiées et liées à  de strictes problèmes d’élevage.

A ce jour, 25 élevages du Sud-ouest de la France ont été touchés. La souche du virus en cause est H5N8, très virulente pour …les volailles uniquement et sévit en période froide (c’est une grippe). De plus elle a trouvé un terrain favorable à sa transmission en l’extrême densité d’élevage de  canards (pour le gavage) dans cette région.

Et pour 2017

En ce qui concerne l’AMAP, je ne change pas les prévisions pour 2017, les conditions des contrats seront identiques à 2016.

Le système d’élevage pour l’AMAP en autarcie (du poussin et l’abattage sur la ferme) satisfait aux règles de biosécurité demandées. Seule la date du lot de canards peut évoluer dans le temps pour calquer avec l’obligation d’un seul lot de même âge par exploitation.

Pour 2017 également la discussion sera relancée avec des montéglésiens  sur la possible création d’une nouvelle  AMAP (volailles) en relation avec la ferme des Harbaux ceci sur Montilliers même.

Pour 2017 également je recherche un ou une salariée pour participer avec moi à l’abattage des volailles à la ferme (soit 5 à 6 matins tous les 2 mois c’est à dire à chaque lot). 

Je vous souhaite de passer de bonnes fêtes de fin d’année, autour d’une volaille festive pour certains d’entre-vous. Que du bonheur !!

Alain Chazerault 2Alain Chazerault

Terre de Goganes en hiver

Vincent aux poireauxNous voici presque au cœur de l’hiver.

La saison 2016 s’achève et nous pensons déjà, depuis quelques temps à 2017 : l’ail est planté, les plants de pommes de terre sont en germination pour les primeurs, et toutes les commandes de graines sont à prévoir pour l’année qui vient. C’est donc une centaine de variétés qu’il faut analyser en fonction des résultats de l’année précédente, et le bon moment pour faire un bilan de 2016.

Sans vous surprendre, 2016 est une année compliquée.

Tout a bien commencé, avec un printemps beau et ensoleillé, jusqu’à ce que les mois de mai et juin, froids et plus humides que jamais, retardent nos plantations et nos semis.Dans des terres argileuses, donc froides, un retard de température d’une semaine en été correspond à un mois en hiver.

Pour continuer, c’est un été chaud et sec qui a pris le relais.  Du 25 juin au 15 septembre, pas une goutte de pluie. C’est surtout critique pour les cultures d’hiver que l’on met en place à cette époque.

Vous avez certainement oublié ces particularités météorologiques, mais n’empêche que ça impacte fortement les quantités de légumes dans les paniers. Oignons, carottes : -50% de rendement, poireaux : -25%, moins de patates, de choux, petits calibres pour les céleris raves ou les radis raves… On a bien semé le même nombre de graines qu’en 2015, mais les résultats, comme chez nos collègues d’ailleurs, ne sont pas à la hauteur de nos attentes. 

L’hiver va être long. Nous sommes bien dans les aléas de la production que le contrat notifie dans ses lignes. Alors j’espère que ces complications vont renforcer nos liens et préserveront  tout de même la confiance que vous nous avez accordée jusque-là.

Pour autant, nous avons essayé de maintenir la cadence des semis de salades, des oignons de printemps, des carottes primeurs pour assurer les manques en fin d’hiver.

C’est le temps idéal pour la mâche qui va battre son plein d’ici à février. En plein champ, à part les récoltes hebdomadaires de poireaux et de quelques choux, c’est le calme plat.

Les cultures d’engrais verts semés à l’automne se développent tranquillement, maintenant  leur rôle de couvre sol et de piège à azote. Les racines explorent le sol et le préparent  jusqu’au printemps. Dans ce mélange de 8 espèces, certaines vont geler et laisser la place au développement des autres.

Vincent, pour le GAEC Terre de Goganes

Fête aux Harbaux !

Quelle belle fête cette soirée du 2 septembre à la ferme des Harbaux ! 100 à 150 personnes ont assisté à tout ou partie du programme.

Tout d’abord merci aux amapiens qui ont fait l’effort de sortir en cette période de rentrée, je pense qu’ils ont apprécié. Merci aux bénévoles qui ont donné de leur temps pour préparer et animer. Pour moi c’est une reconnaissance du rôle « être paysan en AMAP» qui consiste à ouvrir sa ferme au public, à la culture, permettant ainsi de découvrir et la production et la manière de produire en agriculture paysanne.

La ferme fait toute vide maintenant que la fête est finie.

Mais revenons au déroulement de cette soirée . Cela avait commencé par la visite de  la ferme, ce fut l’occasion pour moi d’expliquer l’élevage des diverses volailles, son agriculture paysanne durable et bio. DSC_0013Puis chacun a pu s’installer pour pique-niquer sous le grand chêne qui trône au milieu de la cour de la ferme. Musique et chants jazzy avec les Billeboquets ont accompagné la fin du repas et apporté une  ambiance douce et feutrée pour la venue de cette agréable nuit . Et place au théâtre avec la DSC_0042compagnie Patrick Cosnet qui nous a joué « La casquette du lendemain ». Humour, des petites touches de sensibilité et un peu-beaucoup de militantisme étaient au programme.

Je vous assure que côtoyer Patrick Cosnet et son équipe une journée entière est enrichissant. Par les thèmes de leur pièces, leurs textes, leurs chansons, leurs réflexions, ils participent beaucoup, à leur manière, à la défense de l’agriculture paysanne.DSC_0045

Ironie du sort, avait lieu ce même soir à 300m de là l’inauguration d’une porcherie industrielle ultra moderne (2,5 millions d’investissements tout de même pour 250 truies et leur suite). Autant vous dire que 2 visions très différentes de l’agriculture y ont été exposées. On peut déplorer que le voisinage et surtout les agriculteurs locaux aient préféré visiter la porcherie. Il est vrai que c’était peut-être la seule fois où celle-ci (vide d’animaux) serait accessible aux visiteurs (barrières sanitaires oblige). Certaines personnes tout de même ont fait les deux : cela a permis de belles discussions.

A bientôt.

Alain Chazerault

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Une nouvelle saison commence

Vincent aux poireauxLes nouveaux contrats pour la saison 2016/2017 sont signés (ou en cours pour les derniers). Un grand merci à Ludivine pour son travail de tutrice : gérer des centaines de chèques et les contrats qui vont avec. Nous sommes toujours aussi heureux de recevoir une nouvelle fois votre confiance pour cette année. Nous ferons de notre mieux pour vous apporter de bons et beaux légumes chaque semaine.

Pour donner suite à l’enquête sur les légumes, à laquelle une cinquantaine de réponses à été apportée, nous pouvons retenir que dans l’ensemble, la diversité et la quantité sont satisfaisantes. Beaucoup de commentaires sont positifs, mais aussi beaucoup de cas particuliers. En effet, un légume revient toujours trop vite quand on l’aime moins, et inversement. Les choux et les navets seront à espacer un peu plus au printemps… C’est une saison ou il y a toujours moins de diversité et on cherche malgré nous, à combler un manque pour ne pas avoir l’impression de vous apporter un « petit panier à 6 légumes ».

Un autre grand merci, c’est pour les participants de la grande journée « patate » du 10 septembre dernier. Parce que vous étiez nombreux à participer, les 6 tonnes ont été ramassées en 1 heure.Record battu. Et encore une fois, les enfants n’étaient pas en reste. Bravo à toutes et tous. C’est une journée que l’on veut maintenir parce qu’elle permet de se rencontrer sur la ferme, faire une visite, et partager un bon repas convivial. Bref, tout le monde est content en partant. On prend déjà les inscriptions pour l’année prochaine et on réserve la même météo.

Pour ceux qui n’ont pas pu faire le visite de ferme, un petit tour de champs : les cultures d’été commencent à s’essouffler ; c’est le cas pour les melons, les courgettes, les concombres qui vont bientôt manquer de chaudes températures. Encore un petit sursis pour les tomates, mais vous pourrez en profiter jusqu’au mois de novembre.

Les courges vont commencer : butternut, potimarron, patidou, courge spaghetti vont être stockées en cave et distribuées jusqu’au début de l’année 2017.

Les cultures d’hiver : choux, poireaux, carottes auront besoin d’un automne doux et humide pour profiter encore. L’été à été sévère pour eux et malgré les arrosages, ces légumes ont souffert de la sécheresse. La réserve d’eau était pourtant pleine fin juin, mais les 2000m3 ont été pompés en 5 semaines. Pour palier au manque, un petit puits faisait lentement le complément avec un débit à 2 m3/h. La pluie du 15 septembre à permis de mettre fin à ces 3 mois de sécheresse et de ré-humidifier le sol de manière homogène.

Les parcelles libres de légumes sont semées en engrais vert : mélange de seigle, féverole, trèfle, vesce, et phacélie. Ce semis va pomper l’azote cet automne, couvrir le sol l’hiver, et pousser jusqu’au printemps où il sera broyé pour nourrir l’activité biologique du sol. Ces pratiques ont l’air d’intéresser de nombreux producteurs. Cela fera l’objet d’une rencontre régionale chez nous début octobre.

Vincent pour le GAEC Terre de Goganes.

Des nouvelles de la ferme des Harbaux

Tout d’abord, faire la fête
Dans son programme « Fermes en scène, la compagnie Cosnet s’arrêtera à la ferme : réservez donc votre vendredi soir 2 septembre avec au programme :

  • A partir de 18h visite de la ferme et inauguration des nouveaux bâtiments. Le charpentier (entreprise LMB) sera là pour échanger sur la construction bois.
  • Pique-nique tiré de son panier.
  • 20h30 musique et chants en acoustique avec les Bilboquet (gratuit)

Puis

  • 21h30 « La casquette du lendemain » par la compagnie Patrick Cosnet*

*Entrée 12€/pers 6€ (de 12 à 18 ans et étudiants, demandeurs d’emploi) et gratuit pour – de 12 ans.  Réservations à Alain Chazerault au 06. 89.86.01.89 ou chazerault.alain@wanadoo.fr

Encore des projets de …transmission de savoir paysan.

J’ai été formateur en Bac pro, et je reçois des stagiaires mais je voudrais aller plus loin dans ma démarche en créant un espace test volailles fermières sur la ferme. Cela permettrait à de futurs-es paysans-nes de s’essayer grandeur nature pendant 1 an au sein de leur stage paysan créatif via la CIAP 49 (Coopérative d’Installation en Agriculture Paysanne 49). Il est essentiellement destiné à des jeunes non issus du milieu agricole dans le but de parfaire leur formation agricole tout en démarrant leur activité et surtout en s’intégrant localement dans le territoire. Celle-ci peut être son ou sa prochaine installation.
Vous pouvez, en tant qu’amapien intéressé par la démarche, intégrer le GAL (Groupe d’Appui Local) qui entourera les stagiaires.
Et aussi à bientôt 59 ans, je commence à penser transmission. Et pourquoi pas, ce sera peut-être l’occasion d’y rencontrer la personne qui me succédera.
(*voir plus d’infos dans le document sur la CIAP).

Et toujours des péripéties agricoles qui viennent pimenter nos journées paysannes qui sans cela seraient sans saveur (sic !)

Je voudrais vous parler de l’influenza aviaire (ou grippe aviaire). Souvenez-vous en 2005, elle sévissait en Asie, alimentant une énième crise sanitaire. Elle a sans doute renforcé notre idée de relocaliser notre production/consommation par le partenariat paysan/ consomm’acteur au sein de l’AMAP des Goganes.

Elle est apparue en 2010 dans un élevage de dindes conventionnel puis dans le sud-ouest en 2015. Aussitôt se met en route toute une batterie de mesures pour circonscrire et éradiquer le virus (barrières sanitaires, élimination des animaux du périmètre proche, nettoyage, désinfection puis vide sanitaire…). Mais devant l’ampleur de cette dernière épidémie (74 fermes atteintes sur plusieurs départements) des mesures extraordinaires ont été prises, en plus de celles précitées, notamment un vide complet pendant plusieurs semaines de volatiles dans les élevages sur 5 ou 6 départements. Et une perte financière estimée à 300 millions d’euros pour l’ensemble de la filière dans cette région.

L’influenza aviaire peut atteindre tous les oiseaux (mortalité, problème de croissance, etc.) et est très contagieuse (c’est une grippe). La particularité est que les palmipèdes s’avèrent porteurs sains et plus particulièrement l’espèce utilisée en gavage d’où l’explication de l’extrême propagation dans le Sud Ouest.

Les organisations économiques des Pays de Loire ont une peur bleue de voir apparaître un foyer ici et ont réfléchi à des mesures de prévention définissant des règles de biosécurité et un guide / charte de bonnes pratiques en élevage de volailles, à appliquer dès le 1er juillet…

Initiée par la filière de l’élevage industriel, la tentation était grande de faire des fermes des petits « Seveso » avec une mesure phare « ESPÈCE UNIQUE ET LOT UNIQUE PAR SITE DE PRODUCTION ». Celle-ci aurait pour conséquence directe de mettre à bas la production fermière telle que je la pratique en AMAP (diversité). Heureusement la défense des élevages fermiers (confédération paysanne, fédérations agriculture biologique…) a permis de faire reconnaître les spécificités de ceux-ci, notamment en reconnaissant le bien fondé de leur autonomie. Ce sera aussi moyennant quelques aménagements plus ou moins faciles à réaliser (sas à l’entrée des élevages, avoir des vides sanitaires entre 2 lots, séparer les espèces surtout des palmipèdes …).

Affaire à suivre donc en espérant qu’un cas n’apparaisse pas en Pays de Loire.

Alain Chazerault

Banquet paysan de la Conf !

Le samedi 16 avril 2016 a eu lieu le banquet paysan sur Angers. Il était organisé par la confédération paysanne 49. Portées par un groupe de paysans en AMAP et d’amapiens, les AMAP 49 étaient partenaires et avaient un stand.

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11h : le stand est prêt !

Les AMAP se devaient d’être présentes à cet événement :

1- En soutien à l’agriculture paysanne.

2- pour se retrouver sur le thème de la journée « Manger c’est voter…tous les jours »

3- pour profiter du passage des angevins et pour les interpeller sur les AMAP (c’est quoi, connaissez-vous, où sont-elles, comment y adhérer et pourquoi ?)

Beaucoup de monde, venu en famille, pour goûter les produits issus de l’agriculture paysanne dont la plupart provenant des fermes en AMAP. Que du bon !P1030291

Deux conférences ont animé l’après midi :

  • sur le TAFTA , projet d’accord sur les échanges commerciaux entre les Etats-Unis et l’Europe : les normes hautement environnementales et la qualité des produits agricoles défendus par l’agriculture paysanne risquent bien d’y être mis à mal.
  • sur l’installation de paysans avec la CIAP 49 (coopérative d’installation en agriculture paysanne) nouvellement créée. De futurs paysans en AMAP passeront par celle-ci. Il faudra savoir les accueillir au sein des AMAP existantes ou à créer. Des paysans basques étaient venus témoigner de leur performance, avoir 2 installations pour 3 départs notamment grâce à l’agriculture paysanne. En Maine et Loire c’est 1 pour 2.

Du temps, les citoyens en ont eu pour visiter les stands des partenaires. Beaucoup de passage sur celui des AMAP. Au minimum 4 amapiens et paysans en AMAP s’y sont relayés pour parler AMAP avec les angevins. Ceux-ci reconnaissent pour la plupart en avoir entendu parler. Ils sont souvent conscients de leur pouvoir de consommateurs mais ne savent pas trop comment le mettre au service de l’ agriculture paysanne. Et beaucoup de questions sur leur accès, leur visibilté, leur quasi absence sur Angers (où trouver une AMAP, comment adhérer, etc.).

SAM_3364- Ces poussins sont particuliers : ce sont des poussins amapiens.
- C’est pour ça qu’ils n’ont pas de plumes sur le cou ?

- Euh !!…

Il va falloir vraiment réfléchir au sein des AMAP 49 au développement de nouvelles AMAP notamment à Angers inta-muros pour continuer à soutenir encore et encore l’agriculture paysanne, mais surtout permettre l’installation de nouveaux paysans en AMAP. Un appel donc à la constitution d’un groupe de réflexion amapiens et paysans sur ce thème !

Ce fut vraiment une bien belle journée. Merci aux amapiens et paysans organisateurs, présents sur le stand ou venu donner un coup de main aux fourneaux !

Alain Chazerault.

Amapsoirée

grainesC’est le printemps, pour le ménage, le jardin…
le ménage dans le jardin et des soirées à rallonge !
C’est le printemps qui revient et avec lui les longues (et chaudes ?) soirées propices aux échanges et causeries.

Nous nous proposons d’en occuper quelques unes …
allez, seulement trois !

Pas de ménage, ni ramassage de papiers gras, que du plaisir.

Retenez les dates : 22 avril, 20 mai, 17 juin en plein air, pendant et après la distribution du vendredi. Et ce sera gratuit !

Le programme :

22  avril :   Troc, échange  de graines et plants dès 19h.
Préparez vos plants et vos graines …

20  mai : Pique-nique et projection film (sélection en cours)  autour des graines – production, usage
et commerce.

17  juin : Soirée barbecue et jeux.echanges plants

N’oublions pas boissons …
Et collations maison !

Tout est possible pour que tous
et toutes participent
à l’organisation de ces soirées. 

Alors, parlons en ensemble !

Eric, pour le CA.

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