Archive | février 2015

Ferme ouverte à la Brunelière !

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Salut les amapiens,

Voici des nouvelles des moutons en ce milieu d’hiver. Les brebis sont encore au pré avec du foin. Elles entament leur 5ème et dernier mois de gestation. On démarre la distribution des betteraves riches en énergie, donc le complément idéal pour nous faire des agneaux bien costauds.

70% du poids de l’agneau se fait au cours des 4 dernières semaines, l’alimentation est donc prépondérante. Foin et betteraves sont à volonté, les brebis gèrent leurs besoins. Le calcul des rations en est très simplifié, et ça tombe bien, on n’est pas calculateur !

Nous finissons d’embouteiller l’huile de tournesol. Le colza, semé à l’automne dernier sur 3 ha, est bien installé et nous semble correct pour l’instant. Encore 5 mois à tenir ! Dans l’attente de cette récolte, nous avons pressé 1,5t de graines de colza produites chez un collègue bio, une centaine de litres sont à disposition des amapiens. Nous ne les avons pas inclus dans le contrat, mais nous en apporterons aux prochaines livraisons.

Prenez note de notre ferme ouverte du samedi 14 mars, RDV à 15h à la Brunelière de Somloire.

Nous serons en plein agnelage, l’occasion pour vous de venir faire des papouilles aux petits agneaux doux et laineux. En espérant que vous oublierez vite ce moment de douceur, au moment de compléter un éventuel contrat, en rêvant de côtelettes et d’un gigot dodu et juteux !

Les bottes ne sont pas conseillées, mais indispensables, le valet n’ayant pas tout serpillé !

Pour ceux qui souhaitent prolonger la soirée avec nous, ils sont les bienvenus avec un petit plat à partager et des vêtements chauds.

On compte sur vous,

Laurent et Dolorès

 

Des nouvelles du front (poupoulaire !)

RémiAprès un mois de remplacement à la ferme des Harbaux, voici quelques nouvelles.

Avant l’opération de mon père nous avons eu le temps de faire le principal des travaux qui font que la ferme est à nouveau fonctionnelle : de beaux bâtiments d’élevage et de stockage tous neufs et un abattoir opérationnel (reste quelques menues finitions que je laisse volontiers à deux amapiennes motivées).

Si le mois de Janvier s’est terminé doucement, le mois de février n’a pas été de tout repos. Les aléas du calendrier ont fait que tout s’enchaîne et se superpose. Du côté de la coopérative une bande de poussins cou-nu noirs a été mise en place dans un bâtiment et dans le même temps, les pintades sont parties au compte goutte de l’autre bâtiment.

Du côté de l’AMAP, les abattages ont commencé et occuperont toute la semaine. Pour m’assister nous avons embauché une jeune qui vient habituellement faire les envois de volailles pour la coopérative.

D’une manière générale il y a toujours à faire sur la ferme, les coups de bourre laissent place à des temps plus calmes pour faire du bricolage et des réparations. Aussi l’élevage requiert une présence permanente et une veille de chaque instant. Un incident technique est vite arrivé et il faut être présent pour le résoudre. La moindre erreur ou inattention se traduit vite par des pertes en termes de mortalité, il faut agir vite et pour cela il faut être à l’écoute, avoir l’œil et penser à tout. Heureusement que le patron n’est pas loin tout de même car le métier ne s’improvise pas, même quand on est né dedans !

À propos du patron, il s’est rapidement remis sur ses béquilles, puis sa béquille et maintenant presque sans les mains ! Il vient superviser les chantiers sur la ferme et me pique ma voiture (automatique) pour aller tout seul chez le kiné ! Donc autant dire que ça se remet plutôt bien, le truc va être de l’empêcher de s’y remettre trop tôt !

Rendez-vous avec moi pour les distributions de volailles qui sont imminentes !

Amapiennement,

Rémi

Lettre de lien Alimea

BrigitteBonjour à tous,

Les semaines filent et la période hivernale sera bientôt derrière nous. La chaine des sommets à 2000 m est blanche à l’horizon même si le manteau neigeux est à peine installé. Nous avons eu quelques rares matinées de gelée blanche au petit matin dans les vergers. Pas de froid répété pour endormir la végétation, c’est le vent qui s’en est chargé et a arraché les feuilles qui ne voulaient pas franchement jaunir sur les kiwis et autres plantes à feuilles caduques. Mais c’est une dormance toute relative ; on voit pointer les petites feuilles d’agrumes et ici et là des arbres insolites : murier platane encore feuillé, sarment de vigne encore poussant, bougainvillier en fleur, etc.
Le manque de froid se répète depuis plusieurs années maintenant, exceptionnellement tangible en 2014-2015.

Alimea - 24 janvier kiwi après taille

Kiwis après la taille

Il a marqué les récoltes « d’hiver », clémentines, kiwis, oranges. Très bonne qualité dès le départ … mais les fruits ont évolué très vite, trop vite. Impossible d’étaler la récolte commencée plus tard parce que les clémentines étaient restées vertes « trop longtemps ». Nous avons totalisé peu de jours de pluie, ce qui a permis de cueillir de façon quasiment ininterrompue et c’est une véritable chance !  Mais ce n’a pas été une saison paisible: les fruits étaient doux mais plus fragiles que d’habitude et ils ont encaissé la grosse pluie de fin novembre qui a encore fait baisser l’acidité et accéléré leur évolution. Bref la qualité n’est pas un acquis et la fin des clémentines n’a pas été du niveau des premières livraisons. Il faut se faire une raison et accepter ce que la terre nous donne mais c’est décevant pour nous, comme pour vous j’imagine.

Alimea - 24 janvier pomelo massif Renosu

Pomelos et massif du Renosu

Dans les vergers le chantier de taille est en cours. L’objectif est de terminer celui des agrumes fin mars (sauf pour les parcelles de pomelos encore en attente de récolte, celle-ci précédant toujours la taille).

Et puis …
Depuis la lettre de fin décembre, 2 mots en suspens sur le drame Sivens, trop ou trop peu pour le projet de barrage, focale, une de plus sur l’utilisation qui est faite des terres.

Rebelote en faisant des recherches par internet sur le verger corse sur le site de l’INSEE (l’institut national de la statistique et des études économiques). Du coup, je ne prendrai toujours pas le temps d’un grand discours, un de plus, mais je vous donnerai plutôt une clé pour visualiser la transformation de l’utilisation des terres.

En Corse tout d’abord, région rurale de 300 0000 âmes seulement. 2 images, 4 ans de distance seulement. 53 %  de sols artificialisés dans l’intervalle. J’ai simplement, pour faire le tableau ci-dessous, élagué (l’utilisation agricole est plus détaillée) et mis côte à côte les 2 années extrêmes disponibles, puis calculé l’évolution

Pour trouver les données d’origine il faut aller dans http://www.insee.fr/fr/regions/corse/reg-dep.asp?theme=10#tableau et cliquer sur « utilisation des sols en 2013″ … puis Télécharger au format Excel (Série longue depuis 2009, 72 Ko) pour accéder également à l’historique

Pourquoi je vous donne cette gymnastique? mais surtout parce que vous pourrez la refaire à l’envi et à commencer, par chez vous : il y a une page analogue par région que vous rechercherez :  http://www.insee.fr/fr/regions/

Brigitte Etcheber

Utilisation du sol en Corse

Année 2009

Année 2013

solde (ha)

Solde (%)

Terres arables

11081

11646

565

5%

Cultures permanentes hors surfaces toujours en herbe

13997

13302

-695

-5%

Surfaces toujours en herbe des exploitations

141344

144000

2656

2%

Surface agricole utilisée des exploitations du département / de la région

166422

168948

2526

2%

Surfaces toujours en herbe hors exploitations (collectifs et hors champ)

230254

243000

12746

6%

         

Surface agricole utilisée du département/de la région

397126

412398

15272

4%

Surfaces boisées et peupleraies en plein (y.c haies et alignements d’arbres)

203486

205000

1514

1%

Landes (non productives, non pacagées), friches, maquis, garrigues.

171867

148777

-23090

-13%

Sols artificialisés

18589

28500

9911

53%

Autres (plages, rochers, eaux intérieures)

80607

77000

-3607

-4%

Surface totale du département/de la région (IGN)

871675

871675

    

5 poireaux par semaine….

5 poireaux par semaine….
5 poireaux par semaine….ça veut dire quoi?Denis Moreau
 
5 poireaux par semaine, c’est tout d’abord le choix de la semence. Les variétés ne manquent pas tant en poireau d’automne qu’en poireau d’hiver. Pandora, Hannibal, Monstrueux de Carentan ne sont pas des personnages d’une histoire fantastique mais bien le nom qu’ont trouvé les sélectionneurs à des variétés de poireau d’automne. Atlanta, Gaélic ou bleu de Solaize sont plutôt des poireaux d’hiver.
La différence est que ceux d’automne sont un peu plus précoces que ceux d’hiver, mais aussi moins résistants au froid. Chaque variété a son port, sa résistance aux maladies, sa couleur caractéristique ou bien sa propre longueur de fut. Cela est l’affaire des spécialistes et reste malgré tout du poireau. C’est Tadorna et Atlanta qui feront l’objet de notre choix.
 
5 poireaux par semaine, c’est maintenant la mise en culture. Tout commence en février dans les serres. Préparation du sol au tracteur : tout d’abord le cultivateur puis le rotovator. Le premier fendra le sol en profondeur grâce à des dents puissantes montées sur ressorts. Le second affinera le dessus afin d’obtenir un beau lit de semence. C’est là que nous déposerons les graines avec un semoir mais l’idée n’est pas qu’elles s’endorment. Bien au contraire, la chaleur (en mars, un brin de soleil et la température peut vite monter à 20 ou 25° sous serre) plus l’humidité vont activer la vie du sol, les graines vont germer et la nature reprend ses droits. Vient ensuite l’entretien de cette pépinière. C’est à dire pour nous du binage à la sarclette entre les rangs puis de la chirurgie à 4 pattes sur le rang afin de ne laisser la place qu’au poireau. Il faut bien savoir que dès que les conditions sont favorables, tout le monde tente sa chance: chénopode, mouron, pourpier, fumeterre, mercuriale, capselle bourse à pasteur etc…etc.. La liste n’est pas exhaustive.
 
5 poireaux par semaine, c’est ensuite l’arrachage de la pépinière et la préparation des plants en vu de la plantation. Au mois de juin il faut être 4 personnes pour réaliser cette opération. 3 sur la planteuse, à mettre un poireau tout les 13 cm, et une personne sur le tracteur à faire des planches le plus droit possible. Certain d’entre vous savent bien de quoi je parle. Puis vient l’entretien de la culture. C’est la même chose qu’au printemps en serre, sauf que la surface est plus grande et que nous essayons chaque année d’améliorer la mécanisation. Nous avons trouvé des disques pour buter les plantes mais ils ne pouvaient pas se loger dans le châssis du tracteur enjambeur. Qu’à cela ne tienne, nous sortons la meuleuse et le poste à souder et nous élargissons le châssis du tracteur. N’oublions pas l’arrosage qui fait aussi partie de l’entretien.
 
5 poirpoireaux.Calendrier-Lunaireeaux par semaine, c’est l’arrachage puis l’effeuillage d’un peu moins de 500 poireaux chaque mercredi d’octobre à avril.
 
5 poireaux par semaine enfin, c’est une tarte, une bonne soupe, une fondue avec du poisson ou bien l’élément d’un plat plus élaboré. C’est aussi de la vitamine C, E et du carotène (surtout dans la partie verte).
 
Voila, je vous laisse car demain c’est mercredi.
Denis

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