Archive | avril 2017

L’œuf et la Poule

Comme nous approchons des fêtes de Pâques, le moment m’a semblé opportun de faire un article sur les œufs, et, par conséquent les poules. On aurait aussi pu parler des cloches, mais, que je  sache, il n’y en a pas dans notre honorable association.

Trêve de plaC1isanterie, un beau matin de printemps, nous voilà parties, trois mamies, avec l’intention de rendre visite à Catherine Louâpre et à son nouveau poulailler.  Les trois mamies, c’est Micheline, la tutrice, Christine, la photographe et moi-même, la rédactrice. Catherine nous a accueillies chaleureusement, comme à son habitude et fait visiter son domaine.

Le domaine :

C’est une maison campagnarde sur un hectare de terrain, acquise en 1998. A cette époque, la famille n’envisageait pas d’élever des poules, et pour suivre les accords de Kyoto, un puits de carbone a été créé avec la plantation de 900 arbres. Des animaux ont été accueillis dans ce bois naissant : des oies, des chèvres, un âne. Les poules ne sont arrivées qu’une dizaine d’années plus tard, et 4 000 m² leur ont été réservés. Mais voilà, les poules, ça picore les graines et les arbres, ça fait de l’ombre et ça empêche l’herbe de pousser alors, le sol est nu.  Aujourd’hui, Catherine recrée des circuits pour les poules en abattant des arbres et en ressemant du gazon. Les pauvres poules n’en profitent pas encore pour cause de confinement (grippe aviaire), mais les éleveurs bios ont bon espoir que ces directives soient levées rapidement.

Le nouveau poulailler

c2Il a été monté en décembre 2016, en remplacement du précédent, fait de bric et de broc et un peu délabré, car il était là depuis 10 ans. C’est un tunnel, comme une serre, avec une bâche verte,  d’une surface de 70m² et des portes coulissantes dont Catherine a monté elle-même le mécanisme au moyen de câbles et de poulies. C’est grand, mais il est prévu pour 350 poules – ce qui fait, après un rapide calcul 5 poules au m²- et en cette période de confinement, ce n’est pas le pied (de poule). Mais les poules sont placides et s’adaptent. On note cependant une certaine nervosité qui se traduit par une augmentation de la mortalité. En effet, les poules sont sectaires et n’hésitent pas à éliminer celles qui ne leur plaisent pas. Rassurez-vous, ce phénomène reste limité et nous aurons des œufs jusqu’au mois de juillet. Toujours est-il que, sur les 380 poulettes arrivées en août au domaine, il n’en reste que 320. Une vingtaine ayant succombé sous les coups de bec de leurs consœurs et le reste étant parti pondre chez d’autres éleveurs.

Comment fonctionne le poulailler ?

Le matin, entre 5 heures et 8 heures, le poulailler s’éclaire au moyen d’une lampe pour signifier aux poules qu’on est en jours croissants et qu’il faut aller pondre. Il y ac3 66 pondoirs, légèrement en pente, afin que les œufs roulent sur un tapis caoutchouté vers des casiers situés à l’extérieur de l’enclos. Catherine ramasse entre 250 et 285 œufs par jour !

Pour la nourriture, deux mangeoires de 175 kg sont remplies toutes les semaines. Au menu : maïs, + soja + minéraux pour le calcium + le produit miracle, autorisé à 5% en élevage biologique : le gluten de maïs. Celui-ci est très riche en protéines et active la ponte. Catherine transporte la nourriture depuis sa grange (réserve de 2.5 tonnes) avec un étrange véhicule que l’on pourrait nommer brouette à seaux. Ca ressemble à une brouette, mais 7 emplacements sont ménagés pour y coincer 7 seaux de 10 kilos. C’est astucieux et efficace.

Les abreuvoirs sont raccordés directement au réseau d’eau.

Pour éviter les visites du renard, une radio diffuse des bruits humains, et un détecteur de mouvement à énergie solaire couvre le voisinage du poulailler en allumant un projecteur s’il y a lieu.

En plus des œufs, les poules produisent des déjections qui ne sont pas perdues pour tout le monde : ce fumier est livré aux maraîchers du GAEC Terre des Goganes de Denezé sous Doué. En effet, un fumier bio doit obligatoirement aller dans une ferme bio….

Les œufs

Ils sont beaux et gros et frais. Pour optimiser la rotation, Catherine a prévu une étagère de stockage comportant 31 tablettes. Chacune représente un jour du mois, et, les œufs ramassés sont déposés sur la tablette correspondante. Ainsi, lorsqu’elle prépare une livraison, elle connait toujours la date de ponte. Maintenant cette date  nous est précisée  chaque semaine. Un œuf est extra-frais jusqu’à 7 jours. Après, il est seulement frais. S’il a plus de 21 jours, il n’est plus commercialisable et, après 30 jours, théoriquement, il n’est plus consommable.

c4c5

Voilà, pour finir, nous avons bu un café, toutes les quatre en nous parlant de nos maris, de nos enfants et petits-enfants, de la vie qui est belle et qui passe très vite.

Ah, j’allais oublier : si vous voulez voir tout cela de près et passer une bonne journée, Catherine nous invite à une journée pique-nique apéro le dimanche 14 mai. Notez déjà la date.

Catherine, reporter amapienne de Montreuil

c6

Les petites écuries |
Codep Aïkido 34 FFAAA |
Les boustois d'ECLOS !!! |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Napvermand
| Les Danses du Bourg
| Adasi