Amapsoirée

grainesC’est le printemps, pour le ménage, le jardin…
le ménage dans le jardin et des soirées à rallonge !
C’est le printemps qui revient et avec lui les longues (et chaudes ?) soirées propices aux échanges et causeries.

Nous nous proposons d’en occuper quelques unes …
allez, seulement trois !

Pas de ménage, ni ramassage de papiers gras, que du plaisir.

Retenez les dates : 22 avril, 20 mai, 17 juin en plein air, pendant et après la distribution du vendredi. Et ce sera gratuit !

Le programme :

22  avril :   Troc, échange  de graines et plants dès 19h.
Préparez vos plants et vos graines …

20  mai : Pique-nique et projection film (sélection en cours)  autour des graines – production, usage
et commerce.

17  juin : Soirée barbecue et jeux.echanges plants

N’oublions pas boissons …
Et collations maison !

Tout est possible pour que tous
et toutes participent
à l’organisation de ces soirées. 

Alors, parlons en ensemble !

Eric, pour le CA.

Point sur l’actualité du GAEC PACHAMAMA

Catherine CesbronBonjour à tous

Nous profitons du renouvellement des contrats pour faire une petit point sur notre actualité.

L’année 2015 a été globalement bonne pour les récoltes malgré un été très sec. Notre principale déception étant sur les légumes secs et principalement les lentilles. Sur 3 hectares nous n’avons pu récolter que 500kg alors qu’en 2014 nous avions eu 4 tonnes et d’une qualité bien meilleure.

A l’automne nous avons amené le réseau d’irrigation sur des nouvelles parcelles afin d’augmenter la possibilité de rotation pour les cultures qui ont besoin d’eau l’été (haricots et pommes de terres). Concrètement, il a fallu creuser une tranchée de plusieurs centaines de mètres pour y mettre un tuyau et de temps en temps des bouches d’irrigation.

Nous avons aussi débuté le chantier d’appentis le long de la cave à pommes de terre. Celui qui existait était très mal en point et il fallait refaire le mur de soutènement du coteau. Après la phase de démolition nous en sommes à la maçonnerie. Nous en profitons pAppentis pdtour réutiliser les briques de l’ancien four à pain que Philippe avait construit pour débuter mais que nous avons remplacé il y a 4 ans déjà. C’est un chantier qui avance doucement mais sûrement. Ce nouvel appentis nous servira pour la préparation des pommes de terre (calibrage, ensachage…).

LentillesNous attendons maintenant un peu de temps sec pour faire les semis d’orge de brasserie, le deuxième semis de lentilles (nous avions semé 1 ha avant l’hiver) et un nouvel essai de pois chiches (l’année dernière ils n’avaient pas germé…) et les binages des blés, lentilles et féveroles.

Nous allons aussi refaire un essai de quinoa. Dans la culture de l’an passé il y avait trop de mauvaises herbes à laBineuse levée alors nous avons préféré la détruire et faire une autre culture à la place. Ce n’est pas toujours facile de maîtriser une nouvelle culture et si cela ne réussit pas, il faut attendre un an !

L’année passée, nous avons récolté des pois pour faire une essai de pois cassés mais nous n’avons pas avancé sur le projet de décorticage, faute de temps, et nous ne pouvons pas encore vous en proposer. Je pense que c’est un projet qui arrivera avec un nouvel associé. L’idée de passer à 3 personnes sur le GAEC se précise et nous avons commencé les démarches pour cela.

En attendant nous renouvelons cette année l’embauche d’un salarié en CDD. Après Thibaud l’an passé, c’est Valentine qui nous a rejoint début février pour 3 jours par semaine.

Au plaisir de vous voir chaque semaine,

Catherine pour le GAEC PACHAMAMA

Y-A T’IL UNE VIE QUE L’ON NE VOIT PAS SOUS NOS PIEDS ?

VincentL’agriculture est en mouvement perpétuel. On a bien pensé pendant plus de 50 ans que les engrais et pesticides seraient un miracle durable. Alors ces 20 dernières années, on a cultivé avec plus de matières organiques, surtout en bio (compost, fumier, engrais organiques) que l’on a enfoui par un travail du sol plus ou moins profond : on a ainsi cherché à nourrir la plante directement en lui fournissant de l’azote (ou ces fameux nitrates « lessivables »). Au final c’est bien ce qu’on cherche à faire. Mais depuis moins de 10 ans, une poignée de paysans abordent une autre façon de faire de l’agriculture. « Encore une autre ! » vous me direz. Oui, mais celle-là est dite « agriculture de conservation des sols ». Expérimentée en système céréalier, en élevage, mais aussi depuis peu en maraîchage, elle repose sur 5 grands principes :

1) Une couverture du sol permanente, quelle soit vivante et composée de la culture principale (choux, par ex.) accompagnée si possible d’une culture associée (trèfle) qui vont profiter au maximum de l’énergie solaire pour faire de la matière, ou bien composée d’un mulch (paille, foin, BRF) qui va protéger les micro-organismes de l’excès de chaleur ou des intempéries qui dégradent la structure du sol.

2) Un travail du sol réduit au strict minimum : les organismes du sol (bactéries, champignons, vers de terre) construisent un vrai lieu de vie dans les premiers centimètres de terre. Un vrai HLM que l’on bouleverse dès que l’on travaille le sol. Et plus on travaille le sol, plus on l’oxygène et plus les bactéries s’activent et minéralisent l’azote. Un peu, c’est nécessaire pour les plantes ; trop, ça se lessive et rejoint nos rivières et nappes. En même temps, on dégrade l’humus et le stock de carbone. Moins de travail du sol c’est aussi : moins d’usure du matériel, moins de fuel, moins de lumière pour les graines d’herbes annuelles…

3) La diversité des productions : cette diversité de cultures ou ces mélanges d’engrais verts permettent de limiter les agents pathogènes du sol et apportent en parallèle une diversité biologique nécessaire à l’équilibre des milieux.

4) Intégrer des légumineuses dans les rotations : ces plantes comme le trèfle, la luzerne, les haricots, les pois, etc. captent l’azote de l’air par l’intermédiaire de certaines bactéries du sol. Quand la plante meurt, elle apporte au sol du carbone et de l’azote, qui servira à la vie du sol et par conséquent aux cultures suivantes. Cela favorise l’indépendance au compost et aux engrais organiques du commerce.

5) Produire de la biomasse : en plus des légumineuses, des cultures à forte biomasse (racines, tiges, feuilles) laissées en surface peuvent nourrir en carbone les micro-organismes du sol, qui libèreront de l’azote pour les plantes. Le paillage en surface a l’avantage de favoriser la construction de l’humus : une colle organique pour fixer les éléments nutritionnels du sol (minéraux…). Ce carbone séquestré pour longtemps diminue la proportion de carbone de l’air : un phénomène à ne pas négliger pour la réduction de l’effet de serre. Les racines ont aussi pour effet de décompacter le sol et de nourrir les bactéries par ce qu’on appelle les exsudats racinaires : une sorte de Coca Cola pour bactéries !

obs_sol L’application au maraîchage sous couvert vivant est encore très récent (3-4 ans), mais les premiers résultats sont encourageants et promettent de nouveaux défis techniques pour l’avenir. Néanmoins, il faut réadapter les outils, les itinéraires culturaux pour gérer les problèmes de limaces, de sol plus froid, d’enherbement, etc.

Il faut donc relancer toute la vie dans le sol en le nourrissant et en gardant l’habitat intact, pour chercher à développer l’auto-fertilité des sols et ainsi trouver un équilibre sol /plante/homme. Il faut que tout le monde y trouve son compte : la santé en bénéfice.

Une marche pour l’aggradation* des sols est en route, non seulement en France, mais dans tous les coins de la planète. Tout le monde y va de ses expériences. A nous d’en parler autour de nous et à chacun de faire ses expériences même en jardinage, et de les partager pour faire des grands pas en avant. La première difficulté, c’est de se remettre en question : c’est dans la tête. Le reste suivra.

Vincent, pour le GAEC Terre de Goganes

* : contraire de dégradation

 

Des projets au poulailler, pour un meilleur confort des poules et de la patronne

Ça fait bien longtemps que je n’ai pas rédigé de petit article, la routine…On est dans nos habitudes, ça roule et on oublie qu’il y a de nouveaux amapiens et que les anciens ont aussi besoin d’avoir une piqûre de rappel.

Je suis tellement dans les habitudes, que je n’ai pas augmenté le prix des œufs depuis au moins 4 ou 5 ans. Au vu de mes résultats financiers, pour la saison prochaine, la douzaine passera à 3,70 € ce qui me fera une augmentation de chiffre d’affaires de 1200 €.

Le temps passe, on a fêté l’an dernier les 10 ans de la première AMAP du département, et moi, je suis sur ma 9e saison de production amapienne. J’avais démarré en septembre 2007 avec 200 poules pondeuses, 5 AMAP, un poulailler auto-construit en matériaux de récupération avec mon compagnon qui n’est pas paysan, des amapiens et des amis qui étaient venus nous aider à installer les clôtures du parcours extérieur.

Intérieur du poulailler

Intérieur du poulailler

Après plein d’aventures et de surprises, je suis callée maintenant avec 350 poules, élevées par Alain Chazerault éleveur de volailles en AMAP, une alimentation achetée pour 30% chez Michel Socheleau, lui aussi producteur de lapins et d’huiles en AMAP. Je travaille avec 8 AMAP sur un rythme de quinzaines.

Les poules gambadent sous les arbres sur une surface 4 fois plus grande que celle imposée par le cahier des charges bio. Mais elles grattent tellement le sol que l’herbe a du mal à repousser après leur passage.

Dans la suite de la collaboration avec les producteurs amapiens, le GAEC maraîcher Terre de Goganes récupère chaque année 5 à 8 m3 de mon fumier bio.

Chaque année, avant le 14 juillet, je sacrifie mes poules qui se retrouveront sur vos tables par la suite (abattoir des Deux Sèvres). Puis vient le temps du nettoyage, fumier enlevé à la fourche et à la brouette (litière accumulée de paille et crottes de septembre à juillet, soit 30 cm minimum de fumier bien tassé sur 70m2), puis nettoyage au karcher, désinfection et dératisation.

Côté pondoirs et abreuvoirs

Côté pondoirs et abreuvoirs

Gros boulot de juillet avant les vacances ! Je me suis fait aider cette année pour le fumier, des salariés de l’association initiative emploi de Vihiers.

Avec les années qui passent, mon poulailler auto-construit vieillit et le travail, l’hiver, avec la pluie et le vent, devient de plus en plus difficile et désagréable. Si je veux encore travailler quelques années dans de bonnes conditions, je me pose des questions sur un éventuel investissement dans un nouveau poulailler. Notamment vider le fumier avec un tracteur et non plus à la main.

J’ai trouvé des grands arceaux de tunnel d’occasion : 700€, bâche neuve : 1800€, je ne sais pas encore si je fais une plate forme en béton vu le prix; 6000€ ; peut être juste un terrassement 2000€. Il y a aussi la possibilité d’acheter un hangar d’occasion, et là je n’ai pas encore fais de recherche. Donc, mon projet n’est pas très avancé, reste ensuite les questions de financement. Je pense au financement amapien comme on en a déjà fait dans différentes AMAP, comme les serres du GAEC Terre de Goganes (solanum tuberrosum), la baratte du GAEC des Trois Poiriers, le labo (plumes) et plus tard les poussinières  (sot l’y laisse) de Alain, après l’incendie de ses bâtiments. En sachant que j’ai cette année 252 contrats sur mes 8 AMAP, je sais que tous ces contacts peuvent être utiles si je mettais en place un financement. Je cherche d’ailleurs des bonnes volontés pour m’aider à y réfléchir.

Donc prenez contact avec moi pour une tempête de cerveaux ; catherine.louapre@gmail.com ; cela m’aidera à avancer.

Devant, 2 petits tunnels mal en point

Devant, 2 petits tunnels mal en point

Arrière du poulailler : remarquez les différentes hauteurs de toit en taule, au fond

Arrière du poulailler : remarquez les différentes hauteurs de toit en taule, au fond

Bilan 2015 volailles amapiennes de la ferme des Harbaux

Alain Chazerault 22015 restera comme une année difficile humainement parlant (le décès de mon père, mon opération du genou, l’accident de mon fils Rémi et les conséquences sur la vie de famille). Un bon soutien familial et vos encouragements m’ont permis de passer ce cap et de maintenir coûte que coûte l’activité agricole.

Rémi va beaucoup mieux, il est encore arrêté jusqu’en janvier. Ensuite… Pour l’instant il se cherche, il est sorti de cette épreuve avec une certaine  philosophie bien trempée d’humanisme  qui va le guider vers des chemins un peu différents que ceux d’avant.

2015 a aussi été la réalisation du dernier chantier de reconstruction, suite à l’incendie du 13 novembre 2013 : le rehaussement d’une partie du vieux poulailler pour en faire un hangar. Cela me permet de stocker largement foin et paille.

Après une stagnation 2013 (volailles perdues dans l’incendie) l’activité volailles amapiennes augmente régulièrement 7.5 % par an. C’est très bien, vous en êtes pour quelque chose.

N’hésitez pas à faire part de votre appartenance à l’AMAP, à vos amis, famille, collègues, voisins… Nous avons raison 3 fois :
-          socialement  en tissant des liens inoubliables si absents de notre société de consommation.
-          économiquement par ce partenariat solidaire paysan/consom’acteurs.
-          et environne mentalement  en relocalisant notre consommation sur  des produits de qualité issus d’une agriculture paysanne, durable   et biologique.

C’est pour cela que de nouvelles AMAP peuvent et doivent se créer, il y a de la place pour d’autres paysans en AMAP et de nouveaux amapiens.

J’en profite pour vous exposer un beau projet qui vient juste de se mettre en place. La confédération paysanne 49 vient de lancer une coopérative d’installation en agriculture paysanne (CIAP), de futurs paysans en AMAP pourraient y démarrer leur activité en situation réelle tout en bénéficiant d’une formation en apprentissage. Des AMAP pourraient intégrer les GAL (groupe d’intérêt local) prévus pour soutenir et encadrer le futur paysan. A suivre…

Et pour 2016, continuer l’activité amapienne et poursuivre son rythme  de croissance  en me familiarisant avec les bâtiments neufs, fonctionnels (poussinières, poulailler, abattoir). Plus de projets si ce n’est de travailler sur l’alimentation des volailles et sa fabrication (installation) et finir le  filtre à roseaux et… stop.

Pas de changement quant au rythme des distributions :

-          poulets en février et avril
-          poulets et pintades en juin
-          poulets et canards en septembre.
-          poulets et pintades en novembre
-          et festives en décembre (poulardes, coqs de noël et oies).

Mais attendez le nouveau contrat 2016.

Pour tous vous remercier je pense bien faire une « inauguration » des nouveaux bâtiments  sans doute au printemps.

Je finis toujours par un grand merci à Marie-Elise, Jocelyne, Bernadette et Bertrand (et d’autres qui viennent de temps à autre les suppléer lors des distributions) pour leur travail indispensable de tuteur-trice.

Alain Chazerault

Un poète au jardin …

Le maraîcher ayant travDenisaillé tout l’été
Se trouva fort fourbu
Quand l’automne fut venu.
Il enleva sa pèlerine
Entra dans sa tanière
Trouva bon la cantine
Et se mit au chaud pour l’hiver.

Quelques vers au matin froid en guise d’introduction survenus de lointains souvenirs d’écolier. Tout ça pour se rendre compte que nous sommes dans les jours les plus courts de l’année. Les températures sont basses elles aussi mais pas froides pour autant. L’hiver arrive à grands pas. L’automne est cependant resté sec une fois de plus.

C’est un moment de l’année particulier car les plantes ne bénéficient plus guère de la chaleur du sol. L’activité bactérienne s’en trouve ralentie voire stoppée. La luminosité plus faible, liée à la course du soleil qui est bien plus basse dans le ciel,  et surtout de plus courte durée, limite d’autant plus la photosynthèse. Bref, ça ne pousse plus. C’est la période de repos. Les arbres se sont débarrassés de leurs feuilles, les oiseaux les plus frileux sont partis depuis bien longtemps vers des pays plus accueillants. Il fallait faire le travail aux champs avant et dans l’inventaire de l’hiver nous retrouverons :

  • 2 variétés de betteraves rouges que nous pouvons manger crues ou cuites,
  • des radis d’hiver blancs, noirs ou bien rouges,
  • des navets pour la soupe et les potées,
  • du panais pour la purée, la soupe ou bien à rissoler avec des pommes de terre,
  • du céleri rave également pour la purée, la soupe, la potée mais aussi cru en rémoulade avec une bonne mayonnaise maison,
  • des choux de toutes les couleurs, blanc, rouges mais aussi de Milan ou de Bruxelles afin de varier les plaisirs,
  • Au grenier il reste des oignons, de l’ail et des échalotes.
  • Dans les serres, il y a surtout des salades chicorée cornet, du mesclun, de la mâche. Mais aussi des bettes, des épinards et un reste de fenouil et de chou fle ur que nous mangerons si les températures restent clémentes. On y trouve aussi des radis botte et des navets botte. Et de toutes petites carottes qui viendrons agrémenter nos paniers primeur d’avril mai et juin quand elles auront grandi.

Voilà un peu l’état des lieux en cette fin d’année.

 Il y aura un panier un peu plus conséquent que d’habitude avant les fêtes mais aussi après les fêtes afin que chacun s’y retrouve notamment ceux qui viennent 1 semaine sur 2. La dernière livraison de l’année sera le 18 décembre 2015 et la première livraison de l’année 2016 sera le 8 janvier. De toute façon, nous nous partageons tous les produits qui sortent de nos champs et ce qui n’est pas mangé aujourd’hui le sera demain. Je vous souhaite à tous et à toutes de bonnes fêtes de fin d’année.

Denis, pour le GAEC terres de goganes

 

Maître goupil

Alain ChazeraultQuelle ne fut pas ma surprise de découvrir le samedi 10 octobre un renard couché dans la paille dans le poulailler au milieu des poulets. Poursuivi par Tilia et Snoopy mes 2 chiens de berger de…volailles, la bagarre tourna en la défaveur du renard. En l’examinant de plus près, c’était un vieux renard mâle qui s’était orienté vers la chasse à la galinette d’élevage, bien moins rapide que d’autres animaux sauvages (mulots, lapins…), qui agrémentent habituellement ses repas. Mais pas si solitaire que cela car la nuit suivante 4 poulets qui avaient décidé de coucher à la belle étoile ont fait les frais de son ou ses collègues. Il y a du monde caché dans les haies avoisinantes. La-chasse-au-renard

Et Rebelote… Ce midi 6 novembre un autre renard était débusqué par Tilia et Snoopy  entre les bâtiments dans la cour même de la ferme. Mais trop tard son forfait était fait, encore trois gros poulets. Cette fois il s’est échappé et il connait l’endroit l’animal, il reviendra. Et il n’a pas peur car il agit de jour et dans l’environnement des chiens.
C’est vrai que c’est alléchant de si bonnes volailles bio !

Alain Chazerault

Nouvelle saison 2015-2016 pour les légumes

Vincent FavreauLa nouvelle saison 2015-2016 des contrats légumes vient de commencer. Nous vous remercions pour la confiance que vous venez de nous renouveler. 12 chèques ou parfois 6, c’est un peu long à écrire, je le sais. En même temps compléter le contrat, le remettre à Ludivine, notre tutrice… toutes ces étapes ont de l’importance et ne doivent pas être sous-estimées. Ludivine a passé beaucoup de temps à contrôler les retours de contrat, relancer les retardataires (Si ! Si ! On a les noms !), gérer les 1/2 paniers (parfois compliqué)…Nous pouvons la remercier pour toute cette gymnastique cérébrale de la rentrée.

Mais pour nous, ce contrat c’est ce qui fait la différence avec nos collègues maraîchers qui font les marchés. Pour nous c’est un signe de sérénité. Nous sommes délesté de ce poids de la commercialisation, de ces soucis de vendre, de ne pas vendre, de perdre, pas assez cher…et de toutes ces incertitudes que l’on retrouve chez nos collègues qui n’ont pas la chance de fonctionner en AMAP.

Puisque nous avons déjà notre budget pour l’année, nous n’avons plus qu’à produire de notre mieux. Produire sain : parce que l’on suit les recommandations de l’agriculture biologique, mais surtout parce que l’on sait pour qui, chaque semaine, on cultive, on récolte nos légumes et que nous n’avons pas envie de tricher avec vous. Dans nos salades, il y aura peut-être une limace ou deux, mais pas de molécules chimiques interdites en France et encore moins des traces de DDT, imidaclopride… (cf. : étude de Génération Futures).

Produire en quantité suffisante et diversifiée : Nous garnissons le panier comme nous aimerions le retrouver en faisant notre jardin. Mais n’hésitez pas à venir vers nous pour que l’on puisse discuter de vos attentes. Il faut suivre l’évolution en groupe et nous sommes dans un monde qui bouge…

La diversité complexifie notre travail, la rend plus technique, mais c’est aussi ce qui la rend moins monotone.

Retour rapide sur les FEST-SERRES : bilan plus que positif sur votre soutien à l’organisation de cette soirée. On gardera un super souvenir de ces 10 ans. Sur le plan financier, on est soulagé de l’opération zéro. Les APAM n’ont pas eu besoin de mettre la main à la poche et les producteurs ont été remboursés pour leurs produits. Il doit rester 30 euros pour fêter les 20 ans ! Vivement les prochaines fêtes !

Pour le GAEC Terre de Goganes,

Vincent

 

Des nouvelles de la ferme des Harbaux

Cet été a vu l’achèvement des travaux de reconstruction : rehausser une partie du vieux poulailler désaffecté pour en faire un hangar. Cela me permet de conforter la capacité de stockage de paille et foin perdu au niveau du nouveau bâtiment. IMG_0516
Mais surtout pas mécontent d’avoir fini. 22 mois difficiles, à réfléchir, à
re-projeter, à déconstruire, puis à reconstruire ; tout cela en plus des
travaux habituels de la ferme et au gré des aléas familiaux.
Je ne suis pas près d’oublier votre soutien et votre engagement qui m’ont encouragé (coup de main pour construire les poussinières et l’abattoir, prêt solidaire Sot l’y laisse…). Merci. Une inauguration se fera sans doute au printemps prochain.

Et des nouvelles de Rémi.
Encore quelques séances hebdomadaires d’ergothérapie, neuro-psychologie, art thérapie… au centre de réadaptation. Et des envies de voyages pour rattraper le temps perdu, visiter tous les copains, copines qui l’ont soutenu pour l’instant puis partir découvrir les agricultures aux quatre coins de France, d’Europe, du monde. Pour l’instant il peaufine son expo photo , travail de renaissance initié lors de ses séances au centre. Elle sera visible tout le mois d’octobre au bar Le Welsh à Angers
A bientôt.

Alain Chazerault

Les poireaux, les poireaux !!!

Quelques nouvelles du GAEC…

OnDenis aux poireaux est le 9 juin, c’est surtout le jour de la plantation des poireaux. Un jour un peu particulier parce qu’il faut prévoir une bonne organisation du chantier. Ça commence même le jour d’avant puisqu’il faut arracher les plants. Cette année, ils sont bien drus et en bon nombre. Il nous en faut 18000, mais il y en aura beaucoup plus (avec certainement du rab pour les collègues). Il faut être 4 pour arracher et parer les plants en une journée : Valérie, que nous venons d’embaucher à mi-temps pour 2 mois , ma mère réquisitionnée pour l’occasion, Denis et moi. L’an dernier, c’est Guy, Magalie, Carole et Dominique qui étaient avec nous pour ce chantier. Sous l’effet de la chaleur des serres, l’odeur du poireau est toujours aussi irritante pour les yeux et imprègne nos vêtements ; on ne l’avait pas oublié, mais on s’en passerait bien.

Le matin Michel aux poireauxde la plantation, il y a déjà un vent Nord-Est, séchant, comme les 10 derniers jours ; pénible !   Le terrain est prêt, la planteuse presque : il manque juste une pièce perdue pour la mise en route. Un bidouillage de dernière minute et c’est parti. Valérie, Denis et moi à la plantation et mon père comme pilote de tracteur du jour. La roue pince doigtsPour nous, l’exercice est plutôt simple : placer le poireau par les feuilles dans des pinces automatiques. En tournant, les poireaux se retrouvent les racines en bas, passent dans un sillon et finissent transplantés à 15 cm les uns des autres. Tout se passe au rythme de 1 poireau, 1 poireau, 1 autre… Je raccourcis, parce qu’on en a 6000 chacun à planter…Et ça dure 4 heures. La bonne technique consiste surtout à ne pas se pincer le bout des doigts en même temps que les poireaux, parce que une fois, ça va, mais 6000 ! On finit avec une poupée au bout de l’index.

Vincent aux poireauxLe sol est sec, le vent nous balaye la poussière dans les yeux, et comme le soleil est timide, on est couvert comme au mois de mars. Les discutions font passer le temps. Puis enfin le soleil, comme nos sourires, revient au dernier tour de planteuse. 12H30 : le chantier est fini. Il est temps d’arroser ça. Une première fois autour d’une table pour notre gosier asséché et pour remercier tout le monde et une deuxième fois, avec un enrouleur cette fois-ci pour les poireaux qui menacent de sécher sur le sol.Et voilà

A cette saison, il faut aussi veiller à ne pas se faire dépasser par les herbes dans les cultures. Un sol chaud, un peu d’humidité, c’est tout ce qu’il faut pour que les herbes fassent concurrence aux cultures. Le désherbage, c’est presque la moitié de notre travail à cette saison. Le reste, c’est des plantations, semis, récoltes pour les prochains mois.

Bon été à vous. Nous, on vous prépare tout de notre mieux pour l’automne, l’hiver, et le printemps prochain.

Vincent

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