La fin des quotas laitiers…silence, on élimine !

Depuis 1984, la production laitière en Europe est régentée par les quotas laitiers. Pour éviter de crouler sous les stocks de poudre et de beurre, il fallait que les pouvoirs publics interviennent. La référence produite en 1984 devenait donc, pour chaque ferme, son quota à ne pas dépasser sous peine de sanctions financières. Très vite, les laiteries (privées ou coopératives, industrielles ou artisanales) se sont saisies du système. Ainsi, elles ont régenté les références des fermes. Il s’en est suivit une restructuration en incitant au départ des plus petites fermes par des aides financières. Au passage les pouvoirs publics ont donné une « valeur » aux quotas en donnant ces primes de cessation. Celles-ci ont servi par la suite à des transactions opaques lors des transmissions de fermes.

La concentration de la production a mené au paysage laitier d’aujourd’hui (108 000 fermes laitières en France  en 2003 pour 70 000  en 2012 et 50 000 en 2020 ?). Les populations tout comme les élevages se sont « hors-solisées ». Pour répondre à l’urbanisation, il a fallu industrialiser et concentrer la production. Les fermes sont devenues de plus en plus dépendantes de leurs fournisseurs et des banques. En défaveur du pâturage, les systèmes de production se sont tournés vers une alimentation des vaches au maïs nécessitant des intrants importés d’Amérique (1hectare de soja là-bas pour 1 hectare de maïs ici). Ce système condamne des forêts ancestrales à être brûlées pour des cultures d’exportations OGMisées.

En 2015, les États européens se sont mis en accord pour arrêter les quotas. Ceci au profit d’une régulation par le marché via des contrats entre les laiteries et les producteurs. Ce changement est susceptible d’engendrer une augmentation des volumes de production, une baisse du prix du lait et une concentration territoriale de l’offre. A l’échelle des exploitations laitières de l’Ouest de la France (10% du lait européen), une telle évolution pourrait également se traduire par une spécialisation accrue et une intensification des systèmes de production. On voit poindre des projets de fermes usines !!!

Comment se situe le GAEC des trois poiriers dans cette spirale?

Nous livrons les deux tiers de notre lait au groupement de producteurs Biolait. C’est une SAS qui a pour volonté de voir la Bio partout et pour tous. C’est un organisme de collecte sur plus de cinquante  départements qui vend le lait de ses producteurs à une centaine de clients de toutes tailles sur les territoires français et en Europe. A partir du 1er avril, la SAS Biolait avec laquelle nous sommes en contrat, pourra  indiquer en début d’année selon le marché les volumes que chaque ferme pourra produire en fonction de sa référence historique. Pour de nouveaux projets d’installation, la SAS Biolait aura des volumes disponibles. Ainsi les années peu porteuses, Biolait pourra inciter les producteurs à baisser leur production et vice versa en années plus fastes. Notre particularité de groupement de producteurs nous permettra de maintenir la production laitière bio en système économe, autonome, respectueux des Hommes et des espaces. La tâche est lourde face au rouleau compresseur du système intensif libéral.3poi_tome

Pour ce qui est de l’autre tiers de notre production nous étions soumis à un quota de vente en directe qui n’existera plus. A partir du 1er avril : No limit ! Mangez du fromage en AMAP…

Alain Guiffès, le 30 mars 2015

GAEC des trois poiriers

Le printemps serait-il précoce ?

ptA PACHAMAMA il semble que cela soit le cas.

Nous avons profité des belles journées de début février pour aller voir dans les champs, et nous avons fait les semis d’orge de brasserie (destinée à la fabrique des bières d’Anjou),  de lentilles  et un essai de pois chiches (une des nouveautés 2015). Cela fait plusieurs années que je n’avais pu semer en février, au moins trois ans, et cela était plutôt exceptionnel car il est rare de ne pas avoir une période assez longue de temps sec à cette période.

Les cultures semées à l’automne ont bien passé l’hiver, les pluies n’ont pas été trop abondantes, et les petites périodes de froid salutaires.

Nous continuons de travailler les légumes secs et devraient s’ajouter, outre les pois chiches, quelques pois cassés, mais sans avoir les moyens de les casser !!!!

Nous pouvons déjà vous annoncer qu’il y aura une après-midi « atelier cuisine de légumes secs »  avec Bruno Couderc, un des coauteurs du livre de cuisine dans lequel je pioche pour vous faire goûter les petites préparations les soirs de distributions. Cela se passera le samedi 18 avril. Retenez la date, nous préciserons  les modalités un peu plus tard.

Cette année de nouveau nous embauchons. Thibault va nous rejoindre du mois de mars au mois d’octobre à un rythme de trois jours par semaine. Au delà du travail des champs, il nous reste encore beaucoup d’aménagement de bâtiment à faire pour plus de confort de travail.

Les nouveaux contrats sont arrivés. Ils commencent début avril. Les prix restent inchangés. Pour les pommes de terre, nous en aurons à peu près jusqu’en mai : nous avons installé une chambre froide pour cela. Pour la fin de période, nous ne les avons pas mises dans le contrat car nous ne sommes pas sûrs de la conservation mais il se peut qu’il nous en reste. Dans ce cas, nous vous ferons passer un message avant la distribution.

Philippe pour le GAEC PACHAMAMA

Des nouvelles venteuses d’ALIMEA !

Bonjour,

Nous avons été largement soufflés jeudi surtout (de nord est) et vendredi (de nord). Vendredi on a décidé avec David Ceccoli (producteur d’avocats) de laisser attendre les avocatiers une semaine avant la cueillette suivante … pour laisser le temps au maximum de fruits cognés d’évoluer – tomber ou blettir – pour en éliminer un maximum au moment de la cueillette. De toute façon, le vent n’était pas encore complètement calmé ce week-end : récolte impossible et donc rien à regretter.

Encore une fois pas jojo pour les grands avocatiers et leurs fruits !

Moins de casse sur les agrumes plus trapus même si certains arbres ont été bien effeuillés là où le vent s’est engouffré. Hier j’ai fait le tour des pomelos : la nature a pris sa part mais elle est vraiment minime au regard de ce par quoi on est passé.

Il y a eu du 185 km/h enregistré dans le sud (pour nous du 140 quand même), 2 jours de vents éprouvants avec routes coupées par les arbres effondrés, électricité & téléphone idem, pas d’expédition jeudi car les abords du hangar étaient dangereux, panique sur un bateau de croisière rentrant à Marseille qui a été débarqué en Italie, etc. Au village je fais la concierge pour les absents et les tuiles envolées, portails dessoudés.

Cordialement,

Brigitte Etcheber,
Coopérative ALIMEA,

Ferme ouverte à la Brunelière !

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Salut les amapiens,

Voici des nouvelles des moutons en ce milieu d’hiver. Les brebis sont encore au pré avec du foin. Elles entament leur 5ème et dernier mois de gestation. On démarre la distribution des betteraves riches en énergie, donc le complément idéal pour nous faire des agneaux bien costauds.

70% du poids de l’agneau se fait au cours des 4 dernières semaines, l’alimentation est donc prépondérante. Foin et betteraves sont à volonté, les brebis gèrent leurs besoins. Le calcul des rations en est très simplifié, et ça tombe bien, on n’est pas calculateur !

Nous finissons d’embouteiller l’huile de tournesol. Le colza, semé à l’automne dernier sur 3 ha, est bien installé et nous semble correct pour l’instant. Encore 5 mois à tenir ! Dans l’attente de cette récolte, nous avons pressé 1,5t de graines de colza produites chez un collègue bio, une centaine de litres sont à disposition des amapiens. Nous ne les avons pas inclus dans le contrat, mais nous en apporterons aux prochaines livraisons.

Prenez note de notre ferme ouverte du samedi 14 mars, RDV à 15h à la Brunelière de Somloire.

Nous serons en plein agnelage, l’occasion pour vous de venir faire des papouilles aux petits agneaux doux et laineux. En espérant que vous oublierez vite ce moment de douceur, au moment de compléter un éventuel contrat, en rêvant de côtelettes et d’un gigot dodu et juteux !

Les bottes ne sont pas conseillées, mais indispensables, le valet n’ayant pas tout serpillé !

Pour ceux qui souhaitent prolonger la soirée avec nous, ils sont les bienvenus avec un petit plat à partager et des vêtements chauds.

On compte sur vous,

Laurent et Dolorès

 

Des nouvelles du front (poupoulaire !)

RémiAprès un mois de remplacement à la ferme des Harbaux, voici quelques nouvelles.

Avant l’opération de mon père nous avons eu le temps de faire le principal des travaux qui font que la ferme est à nouveau fonctionnelle : de beaux bâtiments d’élevage et de stockage tous neufs et un abattoir opérationnel (reste quelques menues finitions que je laisse volontiers à deux amapiennes motivées).

Si le mois de Janvier s’est terminé doucement, le mois de février n’a pas été de tout repos. Les aléas du calendrier ont fait que tout s’enchaîne et se superpose. Du côté de la coopérative une bande de poussins cou-nu noirs a été mise en place dans un bâtiment et dans le même temps, les pintades sont parties au compte goutte de l’autre bâtiment.

Du côté de l’AMAP, les abattages ont commencé et occuperont toute la semaine. Pour m’assister nous avons embauché une jeune qui vient habituellement faire les envois de volailles pour la coopérative.

D’une manière générale il y a toujours à faire sur la ferme, les coups de bourre laissent place à des temps plus calmes pour faire du bricolage et des réparations. Aussi l’élevage requiert une présence permanente et une veille de chaque instant. Un incident technique est vite arrivé et il faut être présent pour le résoudre. La moindre erreur ou inattention se traduit vite par des pertes en termes de mortalité, il faut agir vite et pour cela il faut être à l’écoute, avoir l’œil et penser à tout. Heureusement que le patron n’est pas loin tout de même car le métier ne s’improvise pas, même quand on est né dedans !

À propos du patron, il s’est rapidement remis sur ses béquilles, puis sa béquille et maintenant presque sans les mains ! Il vient superviser les chantiers sur la ferme et me pique ma voiture (automatique) pour aller tout seul chez le kiné ! Donc autant dire que ça se remet plutôt bien, le truc va être de l’empêcher de s’y remettre trop tôt !

Rendez-vous avec moi pour les distributions de volailles qui sont imminentes !

Amapiennement,

Rémi

Lettre de lien Alimea

BrigitteBonjour à tous,

Les semaines filent et la période hivernale sera bientôt derrière nous. La chaine des sommets à 2000 m est blanche à l’horizon même si le manteau neigeux est à peine installé. Nous avons eu quelques rares matinées de gelée blanche au petit matin dans les vergers. Pas de froid répété pour endormir la végétation, c’est le vent qui s’en est chargé et a arraché les feuilles qui ne voulaient pas franchement jaunir sur les kiwis et autres plantes à feuilles caduques. Mais c’est une dormance toute relative ; on voit pointer les petites feuilles d’agrumes et ici et là des arbres insolites : murier platane encore feuillé, sarment de vigne encore poussant, bougainvillier en fleur, etc.
Le manque de froid se répète depuis plusieurs années maintenant, exceptionnellement tangible en 2014-2015.

Alimea - 24 janvier kiwi après taille

Kiwis après la taille

Il a marqué les récoltes « d’hiver », clémentines, kiwis, oranges. Très bonne qualité dès le départ … mais les fruits ont évolué très vite, trop vite. Impossible d’étaler la récolte commencée plus tard parce que les clémentines étaient restées vertes « trop longtemps ». Nous avons totalisé peu de jours de pluie, ce qui a permis de cueillir de façon quasiment ininterrompue et c’est une véritable chance !  Mais ce n’a pas été une saison paisible: les fruits étaient doux mais plus fragiles que d’habitude et ils ont encaissé la grosse pluie de fin novembre qui a encore fait baisser l’acidité et accéléré leur évolution. Bref la qualité n’est pas un acquis et la fin des clémentines n’a pas été du niveau des premières livraisons. Il faut se faire une raison et accepter ce que la terre nous donne mais c’est décevant pour nous, comme pour vous j’imagine.

Alimea - 24 janvier pomelo massif Renosu

Pomelos et massif du Renosu

Dans les vergers le chantier de taille est en cours. L’objectif est de terminer celui des agrumes fin mars (sauf pour les parcelles de pomelos encore en attente de récolte, celle-ci précédant toujours la taille).

Et puis …
Depuis la lettre de fin décembre, 2 mots en suspens sur le drame Sivens, trop ou trop peu pour le projet de barrage, focale, une de plus sur l’utilisation qui est faite des terres.

Rebelote en faisant des recherches par internet sur le verger corse sur le site de l’INSEE (l’institut national de la statistique et des études économiques). Du coup, je ne prendrai toujours pas le temps d’un grand discours, un de plus, mais je vous donnerai plutôt une clé pour visualiser la transformation de l’utilisation des terres.

En Corse tout d’abord, région rurale de 300 0000 âmes seulement. 2 images, 4 ans de distance seulement. 53 %  de sols artificialisés dans l’intervalle. J’ai simplement, pour faire le tableau ci-dessous, élagué (l’utilisation agricole est plus détaillée) et mis côte à côte les 2 années extrêmes disponibles, puis calculé l’évolution

Pour trouver les données d’origine il faut aller dans http://www.insee.fr/fr/regions/corse/reg-dep.asp?theme=10#tableau et cliquer sur « utilisation des sols en 2013″ … puis Télécharger au format Excel (Série longue depuis 2009, 72 Ko) pour accéder également à l’historique

Pourquoi je vous donne cette gymnastique? mais surtout parce que vous pourrez la refaire à l’envi et à commencer, par chez vous : il y a une page analogue par région que vous rechercherez :  http://www.insee.fr/fr/regions/

Brigitte Etcheber

Utilisation du sol en Corse

Année 2009

Année 2013

solde (ha)

Solde (%)

Terres arables

11081

11646

565

5%

Cultures permanentes hors surfaces toujours en herbe

13997

13302

-695

-5%

Surfaces toujours en herbe des exploitations

141344

144000

2656

2%

Surface agricole utilisée des exploitations du département / de la région

166422

168948

2526

2%

Surfaces toujours en herbe hors exploitations (collectifs et hors champ)

230254

243000

12746

6%

         

Surface agricole utilisée du département/de la région

397126

412398

15272

4%

Surfaces boisées et peupleraies en plein (y.c haies et alignements d’arbres)

203486

205000

1514

1%

Landes (non productives, non pacagées), friches, maquis, garrigues.

171867

148777

-23090

-13%

Sols artificialisés

18589

28500

9911

53%

Autres (plages, rochers, eaux intérieures)

80607

77000

-3607

-4%

Surface totale du département/de la région (IGN)

871675

871675

    

5 poireaux par semaine….

5 poireaux par semaine….
5 poireaux par semaine….ça veut dire quoi?Denis Moreau
 
5 poireaux par semaine, c’est tout d’abord le choix de la semence. Les variétés ne manquent pas tant en poireau d’automne qu’en poireau d’hiver. Pandora, Hannibal, Monstrueux de Carentan ne sont pas des personnages d’une histoire fantastique mais bien le nom qu’ont trouvé les sélectionneurs à des variétés de poireau d’automne. Atlanta, Gaélic ou bleu de Solaize sont plutôt des poireaux d’hiver.
La différence est que ceux d’automne sont un peu plus précoces que ceux d’hiver, mais aussi moins résistants au froid. Chaque variété a son port, sa résistance aux maladies, sa couleur caractéristique ou bien sa propre longueur de fut. Cela est l’affaire des spécialistes et reste malgré tout du poireau. C’est Tadorna et Atlanta qui feront l’objet de notre choix.
 
5 poireaux par semaine, c’est maintenant la mise en culture. Tout commence en février dans les serres. Préparation du sol au tracteur : tout d’abord le cultivateur puis le rotovator. Le premier fendra le sol en profondeur grâce à des dents puissantes montées sur ressorts. Le second affinera le dessus afin d’obtenir un beau lit de semence. C’est là que nous déposerons les graines avec un semoir mais l’idée n’est pas qu’elles s’endorment. Bien au contraire, la chaleur (en mars, un brin de soleil et la température peut vite monter à 20 ou 25° sous serre) plus l’humidité vont activer la vie du sol, les graines vont germer et la nature reprend ses droits. Vient ensuite l’entretien de cette pépinière. C’est à dire pour nous du binage à la sarclette entre les rangs puis de la chirurgie à 4 pattes sur le rang afin de ne laisser la place qu’au poireau. Il faut bien savoir que dès que les conditions sont favorables, tout le monde tente sa chance: chénopode, mouron, pourpier, fumeterre, mercuriale, capselle bourse à pasteur etc…etc.. La liste n’est pas exhaustive.
 
5 poireaux par semaine, c’est ensuite l’arrachage de la pépinière et la préparation des plants en vu de la plantation. Au mois de juin il faut être 4 personnes pour réaliser cette opération. 3 sur la planteuse, à mettre un poireau tout les 13 cm, et une personne sur le tracteur à faire des planches le plus droit possible. Certain d’entre vous savent bien de quoi je parle. Puis vient l’entretien de la culture. C’est la même chose qu’au printemps en serre, sauf que la surface est plus grande et que nous essayons chaque année d’améliorer la mécanisation. Nous avons trouvé des disques pour buter les plantes mais ils ne pouvaient pas se loger dans le châssis du tracteur enjambeur. Qu’à cela ne tienne, nous sortons la meuleuse et le poste à souder et nous élargissons le châssis du tracteur. N’oublions pas l’arrosage qui fait aussi partie de l’entretien.
 
5 poirpoireaux.Calendrier-Lunaireeaux par semaine, c’est l’arrachage puis l’effeuillage d’un peu moins de 500 poireaux chaque mercredi d’octobre à avril.
 
5 poireaux par semaine enfin, c’est une tarte, une bonne soupe, une fondue avec du poisson ou bien l’élément d’un plat plus élaboré. C’est aussi de la vitamine C, E et du carotène (surtout dans la partie verte).
 
Voila, je vous laisse car demain c’est mercredi.
Denis

Des nouvelles d’Alimea

(lettre de lien reçue le 24 décembre 2014)

Bonjour à tous et à toutes,

Brigitte 2Je m’excuse pour l’arrivée si tardive de la première lettre de lien mais nous vivons une récolte tourmentée cette année ce qui oblige à changer notre organisation très souvent, gymnastique stressante et consommatrice d’énergie. Il faut faire avec les hasards climatiques et l’adaptation est nécessaire pour continuer à produire et récolter.
Première lettre depuis juin où je vous disais nos angoisses par rapport au manque de pluie … qui durait à la louche depuis le mois de septembre précédent.
Épisode suivant, un été couvert, les nuages, nombreux, passant sur l’île, humidité dans l’air mais  en fin de compte peu d’orages et de « pluies efficaces ».
Le vrai beau temps ensoleillé et la chaleur se sont installés quand ce n’était plus de saison   : de septembre à fin octobre. Le climat d’automne a battu tous les records historiques (1 siècle de relevés météo) et au lieu de reverdir, le maquis, les bords de route et de champs ont fini de sécher. Jusqu’au début novembre.

Et nous dans tout ça ?

Alesani : crépine en maintenance

Alesani : crépine en maintenance

digue peri

Digue de Peri

Nous dépendons d’un barrage de montagne sur l’Alesani, à sec en octobre, l’office hydraulique en profitant pour faire des travaux de réfection (sur ma photo, la crépine qui aspire l’eau, posée sur la boue  au fond du barrage vide) et de la digue de Peri (alimentée par le barrage d’Alesani, elle sert de réserve de distribution vers les terres irrigables alentour) quasiment vide fin octobre.

Début novembre les vergers devaient encore être arrosés toutes les semaines et il s’en est fallu de peu pour qu’on arrive au bout des réserves. 

L’absence de canicule a été favorable à la nouaison (période clé des récoltes à venir, elle  suit immédiatement la fin de la floraison). Moins de stress thermique s’est traduit par un taux de chute de petits fruits plutôt faible et au final un nombre de fruits important par arbre. Un bon point pour la récolte.
Fin août, les fruits bien que nombreux étaient en moyenne plutôt gros pour la saison, annonçant une très belle récolte. Puis avec le manque de pluie de septembre/octobre le grossissement s’est ralenti fortement. Nous avons dû revoir nos estimations à la baisse.

Ce temps a favorisé la multiplication des insectes et notamment la mouche méditerranéenne consommatrice de fruits dont les piqures  peuvent provoquer des dégâts énormes. Son impact était déjà très fort sur les fruits d’été (abricots, pêches) et nous avons posé des pièges en masse en septembre pour protéger les clémentines précoces. Bon choix car l’automne particulièrement chaud lui a permis de rester en activité beaucoup plus longtemps que l’habitude.  Nous avons perdu la plus large part des clémentines précoces à peau fine (la variété Corsica) et elle a aussi occasionné des pertes – heureusement limitées – sur la Caffin (précoce mieux protégée par sa peau plus épaisse) et sur les variétés de pleine saison (en principe protégées par la baisse des températures qui limite les populations d’insectes)

Il a été très favorable à la qualité gustative des fruits mais l’absence de rosée et de fraicheur nocturnes a complètement bloqué la coloration de la peau des clémentines (ou plutôt la dégradation naturelle de la chlorophylle qui révèle les autres pigments – exactement comme pour les feuilles des arbres à l’automne). Résultat : avance de maturité interne mais début de récolte retardé car les clémentines étaient restées vertes. Le retard n’était pas en soit catastrophique car une clémentine mûre se conserve 2 mois sur l’arbre. Il a fallu patienter, producteurs, clients et ouvriers saisonniers venu spécialement pour la récolte.

La pluie est arrivée en novembre, enfin ! Promesse de sécurité pour les vergers et cultures, porteuse d’humidité et de fraicheur.

Plusieurs épisodes nous ont éprouvés :
Le 28 novembre, jour d’alerte rouge. Pendant lequel nous avons pourtant récolté toute la journée puisqu’il pleuvait qu’en montagne mais pas chez nous sur la côte orientale. Une vague d’eau est arrivée  et a immergé le bas des arbres dans toute la propriété de Renaud Dumont en quelque minutes. Heureusement juste après la fin de la journée de cueillette.
La dernière remorque était remontée et Renaud s’est trouvé pris en allant récupérer sa voiture au fond du verger. Pour sauver son véhicule, de justesse,  il lui a fallu démonter la clôture et remonter dans le pré voisin.
Gros coup de stress, surtout en pensant que toute l’équipe était sur place une demi heure avant.
3 heures plus tard, l’eau était redescendue dans le lit de la rivière sans emporter de terre, ni d’arbres et sans déposer de troncs ni de déchets. Peu de dégâts, un gros coup de chance !

Nous avons aussi été quasiment épargnés par les passages de grêle de décembre ! Là aussi il s’en est fallu de pas grand chose que ça vire à la catastrophe.

La pluie sur novembre et décembre a fait perdre quelques jours de cueillette (les agrumes ne se cueillent pas trempés) de loin en loin. Mais la forte pluviométrie a eu une incidence sur les clémentines : elle a accéléré l’évolution des fruits. Nous avons du mettre les bouchées doubles à la cueillette pour finir la récolte au plus tôt. 
Nous aurons vécu une des saisons de clémentines les plus courtes du verger. 

Digue de Péri

Digue de Péri

La récolte a été retardée en son début mais impossible à simplement décaler dans le temps. C’est le fruit évoluant dans son environnement qui dicte sa loi : il n’y a de bonne saison qu’une fois les fruits récoltés, la récolte sauvée.

Voilà. J’ai passé des semaines dans l’illusion d’avoir assez d’énergie le soir pour vous écrire. D’autant que tout ce que je viens de vous décrire trouve en écho le drame Sirvens dans le Tarn et appelle à réflexions. Comme tous les travaux d’aménagement dantesques qui modifient notre espace de vie.

Cordialement,

Brigitte Etcheber

Bilan 2014 Volailles amapiennes de la ferme des Harbaux

Si 2013 fut l’année noire de suie, de fumée, 2014 est celle de la reconstruction.

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Le bâtiment des volailles remonté

Ce que je retiens également est la solidarité amapienne que vous avez su manifester par le maintien des contrats, l’organisation d’un prêt solidaire « Sot l’y laisse » pour financer les poussinières, les coups de main pour la construction de celles-ci et de l’abattoir, sans oublier le concert de soutien (en avril).

Globalement le nombre de volailles arrivées dans vos assiettes est en-deçà de celui de 2013 (2100 contre 2400). Ceci s’explique par la non livraison du lot de février disparu dans les flammes et par la non mise en place de pintades en juin (simplification pendant les travaux de reconstruction).  Mais les poids des volailles livrées ont été systématiquement plus élevés, ce qui a maintenu le chiffre d’affaires.  Par contre vous êtes toujours un peu plus nombreux chaque année (200 familles soit 72 aux Goganes de l’Aubance, 52 à la Gogane du Lys, 21 à la Gogane Nantaise et 55 à Naturamaporte).

Ces bons résultats techniques sont dus à de très bons démarrages dans les super poussinières pour une grande part  mais aussi  à l’accès à des parcours toujours bien enherbés (année régulièrement pluvieuse et douce).

Le contrat 2015 est dès maintenant à votre disposition. Attention il reprend le rythme des livraisons bi-mensuelles soit :

  • poulets en février et avril
  • poulets et pintades en juin
  • poulets et canards en septembre
  • poulets et pintades en novembre

Et toujours un contrat indépendant disponible en novembre pour les volailles festives (noël).

Les projets 2015 seront tout d’abord pour moi la pose d’un genou bio-ionique ; mon fils Rémi prendra le relais pendant les 3 mois de convalescence .  Puis ce sera de bien aménager la partie fabrique d’aliment pour la rendre plus fonctionnelle.

Merci à tous de votre soutien, rendez vous pour certains pour la livraison des poulardes, coqs et oies, sinon à l’année prochaine.

Et toujours un merci particulier à Marie-Elise, Jocelyne, Bernadette et Bertrand pour le travail de tuteur-trices.

Alain Chazerault

 

 

 

Petit point lait

GAEC des trois poiriers

novembre 2014

Renouvellement des contrats : c’est le moment de faire le point, de vous dire nos avancées

Une nouvelle fromagerie

Depuis ce début d’année, nous sommes dans nos nouveaux locaux. Nous avons triplé l’espace… Les conditions de travail sont agréables : une salle de caillage, une salle de fabrication lumineuse et spacieuse, une cave d’affinage 3 fois plus grande, une laverie bien équipée , une grande chambre froide…

nouvelle fromagerie

Du devant vers le fond : baratte, tank à lait, table d’égouttage, cuve tomme, armoire d’affinage, chambre froide

L’agrandissement de la fromagerie était nécessaire vue la quantité de lait transformé, 90 000 litres. Nous vendons nos produits laitiers dans cinq AMAP (le Voide, Montreuil, Doué, St Gemmes et charcé : par ordre de distribution dans la semaine, trois groupes le jeudi soir et deux le vendredi soir ). Depuis deux ans, le collège public de Vihiers, nous prend des produits, d’abord ponctuellement et maintenant toutes les semaines.

Le tour des produits laitiers

Le lait cru : petit rappel

Le lait livré en AMAP est celui de la traite du matin, refroidi. Vous pouvez le consommer sans le faire bouillir, vous gardez ainsi les ferments lactiques, et les vitamines : tous les intérêts du lait cru . Pour le Voide, nous pouvons mettre du lait de la traite du soir, non refroidi, c’est autorisé dans les deux heures qui suivent la traite. Dans tous les cas, il se conserve 3 jours à température inférieure à 4 °c . Passer ce délai, il faut le faire bouillir pour le conserver plus longtemps. Certains AMAPiens le congèlent cru, et sont contents du résultat.

Par le groupement de producteurs BIOLAIT (qui nous collecte le lait) , nous avons participé à une étude sur la qualité des acides gras du lait de la ferme (OMEGA 3 et 6). Il s’avère que notre lait est un lait riche en OMEGA 3 et avec un rapport OMEGA 3 et 6 intéressant. C’est un lait bon pour la santé. L’alimentation est le facteur principal de ce bon équilibre : au menu beaucoup d’herbe, de foin !

Le beurre et la crème : deux gourmands !

Ce sont toujours les deux produits les plus gourmands en temps et en volume de lait. Il faut presque 22 litres de lait pour un kilo de beurre, 12 litres pour un litre de crème. Nous fabriquons environ 40 kg de beurre par semaine (250 beurres) et 20 litres de crème (80 pots), soit, pour faire tout ça, plus de 1000 litres de lait !

Du nouveau dans les fromages frais

Le festif (fromage frais : poivron, échalotes, persil, graines de moutarde) a un franc succès .Nous avons ajouté de l’origan dans le mélange vert, fromage frais aux herbes (basilic, ciboulette, oignon, et origan).

Toutes les herbes utilisées sont biologiques (provenance ARCADIE), et le sel vient de Guérande .

Le petit affiné s’affine

Les nouveaux locaux ont amélioré sa fabrication, il a plus chaud dans la salle de caillage, son égouttage est mieux assuré et il s’affine sans amertume.

la tomme mieux logée

La tomme a bien réagi à son changement de local. Nous n’avons rien changé à la recette de base. Mais, l’affinage est mieux assuré. La température de la cave se situe entre 13 à 15 °c avec un forte hygrométrie : 95%. Nous avons pour cela bricolé un système de refroidissement maison qui vaut le déplacement, donc rendez-vous sur place pour le voir.

Suivant les saisons, suivant l ’alimentation des vaches, la tomme peut contenir du lysosyme, enzyme déjà présente dans le lait. Nous en rajoutons pour fabriquer la tomme (10ml pour 100 litres de lait). Ce lysosyme rajouté est à base de blanc d’oeufs. Il nous aide à maitriser les butyriques qui peuvent faire gonfler les fromages affinés jusqu’à l’éclatement ! Les butyriques sont des spores qui proviennent de l’enrubannage, ils ne sont pas dangereux, juste explosifs.

Le yaourt, plus épais et en pot

Nous utilisons plus de ferments pour la fabrication des yaourts brassés, cela améliore la texture.

De 90 litres de yaourt brassé par semaine, nous sommes passés progressivement à 60 litres. Certains se lassent, d’autres le trouvent trop liquide et préfèrent les yaourts « pris » en pot.

Donc, nous vous proposons du yaourt en pot en verre de 40 cl (un peu plus de 3 X 125 ml : pot de yaourt du commerce) . Cela, nous évite la mise en pot de yaourt individuel, qui serait trop de travail de manutention et de lavage. Ces pots sont recyclables ainsi que leurs couvercles comme les pots de crème, toujours dans l’idée d’éviter les déchets non recyclables.

Ces yaourts sont sucrés au sucre bio de canne (70 g/litre) . Nous lançons deux parfums VANILLE et CITRON (extraits naturels biologiques, provenance ARCADIE).

D’autres recettes sont à l’étude : le riz au lait, un autre fromage affiné , et le fameux caramel au beurre salé…

Izel, le chien de troupeau

izelElle s’appelle Izel, elle va avoir 1 an, et elle fait une formation avec Alain pendant 5 jours pour décrocher un diplôme de chien de troupeau ! Elle travaille déjà bien et nous gagne du temps et de l’énergie.

Izel à son arrivée à la ferme en août 2013

Les mercredis de la traite

Pendant les vacances scolaires, le mercredi , nous vous accueillons pour un goûter et pour participer à la traite des vaches et l’alimentation des veaux. Si vous êtes intéressés, prévenez nous, pour que nous préparions le goûter, au 02 41 55 09 37 ou au 06 82 36 97 46.

Sinon, sachez que vous êtes les bienvenus pour faire de la tomme, le mercredi et du beurre le jeudi. Prevenez-nous aussi !

N’hésitez pas à nous interpeler sur les lieux de distribution :

  • si vous avez eu un souci sur un produit,
  • si vous voulez des informations complémentaires,
  • si vous avez des recettes à communiquer,
  • si vous avez manqué une distribution, oublié un produit, etc …

 

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